Mise sur cale du troisième Navire de patrouille extracôtier et de l'Arctique du Canada au chantier naval de Halifax

Aujourd’hui, au chantier naval de Halifax, la soudeuse Vicki Berg a posé une pièce de monnaie sur la quille du futur Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Max Bernays, donnant ainsi le coup d’envoi de la production complète du troisième Navire de patrouille extracôtier et de l'Arctique de la Marine royale canadienne.

La cérémonie de mise sur cale est l’une des dates les plus importantes de la vie d’un navire. La tradition veut qu’on pose une pièce de monnaie sur la quille d’un navire au moment de sa construction et que celle-ci reste incorporée à la structure du navire toute sa vie pour souhaiter bonne chance à tous ceux qui navigueront à bord.

Les Navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique sont construits en modules et n'ont donc pas de quille au sens traditionnel du mot, qui parcourrait le navire dans sa longueur. Au lieu de cela, Vicki Berg a placé la pièce de monnaie sur la première unité de quille de la partie centrale du navire, en déclarant que la quille était bel et bien posée.

Vicki Berg

La pièce de monnaie placée sur la quille du futur NCSM Max Bernays est la cinquième de la série des Champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale de la Monnaie royale canadienne. Celle-ci capture l’intensité de la Bataille de l'Atlantique, lors de laquelle le Premier maître Bernays a accompli les actions qui lui ont valu les honneurs, ainsi qu’une place de renom parmi les héros de la marine canadiens. La pièce choisie illustre vraiment le danger auquel étaient exposés les marins entre 1939 et 1945, tout en rendant hommage à tous les Canadiens et toutes les Canadiennes qui ont combattu lors de la plus longue campagne de la Seconde Guerre mondiale.

Le Contre-amiral Craig Braines, Commandant des Forces maritimes de l'Atlantique, le Premier maître de 1re classe Derek Kitching, Premier maître des formations, et le Premier maître de 1re classe Sylvain Jaquemot, Chef de flotte, Flotte canadienne du Pacifique ont assisté à la cérémonie de mise sur cale.

Une fois terminé et livré à la Marine royale canadienne, le futur NCSM Max Bernays sera le premier Navire de patrouille extracôtier et de l'Arctique à rejoindre les Forces maritimes du Pacifique.

Le Premier maître Max Bernays
Le Premier maître Max Bernays

Les Navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique (NPEA) de la classe Harry DeWolf en construction au chantier naval de Halifax sont la première classe de navires destinés à la Marine royale canadienne dont les noms rendent hommage à des héros de guerre canadiens.

Le Premier maître Max Leopold Bernays est un héros de la marine canadien qui a servi en tant que capitaine d'armes du Navire canadien de Sa Majesté Assiniboine pendant la Bataille de l'Atlantique.

Le 6 août 1942, durant une fusillade intense en surface contre le sous-marin allemand U-210, le NCSM Assiniboine a manœuvré à plusieurs reprises dans le brouillard pour tenter d’éperonner et couler le sous-marin ennemi. Les deux navires tiraient des obus brisants à distance rapprochée, causant un feu qui envahit le pont et le poste de pilotage de l’Assiniboine.

Encerclé par la fumée et les flammes, tout en pilotant le navire, le Premier maître Bernays a ordonné aux deux marins subalternes de se mettre à l’abri, le laissant seul à la barre et à la merci de l’incendie. Assiégé par les flammes, il a exécuté tous les ordres de barre alors que l’Assiniboine manœuvrait pour se positionner contre l’U-boot, et a accompli le travail de deux télégraphistes, envoyant plus de 130 ordres par télégraphe à la salle des machines. Plusieurs balles et obus pénétrèrent dans le poste de pilotage alors que l’ennemi concentrait le feu de ses mitrailleuses et canons sur le pont. L’Assiniboine finit par éperonner et couler l’U-210, au terme de ce qui fut considéré comme un combat chèrement gagné, les Canadiens déplorant un mort et 13 blessés.

La Médaille pour actes insignes de bravoure lui fut remise pour son courage et son attachement intrépide au devoir pendant le combat. Après la guerre, il resta dans la MRC et pris sa retraite de Premier maître le 20 février 1960. Il mourut à North Vancouver, C.-B., le 30 mars 1974.

Programme des Navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique

Les Navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique de 103 m patrouilleront les océans du Canada, notamment l’Arctique, et sont parfaitement adaptés pour les missions à l'étranger, que celles-ci visent à soutenir nos partenaires internationaux, apporter une aide humanitaire et des secours en cas de catastrophe ou effectuer des activités de recherche et sauvetage ou de répression du trafic des drogues.

Le premier navire du Programme des Navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique, le futur NCSM Harry DeWolf, est actuellement à quai et doit être livré à la Marine royale canadienne d’ici l’été 2019.

La construction du second NPEA, le futur HMCS Margaret Brooke, est déjà bien avancée au chantier naval de Halifax. Les deux premières sections principales du futur HMCS Margaret Brooke, les mégablocs du centre et de la poupe, sont assemblées au niveau du sol, et la section de la proue est en cours de construction.

En novembre, le Gouvernement du Canada a annoncé qu'un sixième Navire de patrouille extracôtiers et de l'Arctique sera construit par les 1 900 constructeurs du chantier naval de Halifax.

Le programme des Navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique fait partie de la Stratégie nationale de construction navale du Canada. Cette Stratégie a pour but de remplacer les flottes de surface actuelles de la Marine royale canadienne et de la Garde côtière canadienne.

Au terme d’un processus compétitif, ouvert et transparent, Irving Shipbuilding a été choisi pour construire la future flotte de combattants de la Marine royale canadienne – les Navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique suivis des Navires de combat de surface.

Grâce à la Stratégie nationale de construction navale, Irving Shipbuilding est devenu l’un des plus importants employeurs de la région du Canada Atlantique, avec des milliers de Canadiens et Canadiennes occupant aujourd’hui des emplois qualifiés et bien rémunérés. Le chantier naval de Halifax, central depuis longtemps dans la construction navale au Canada, est à présent revitalisé et abrite les installations, équipements et processus de construction navale les plus modernes et innovants d’Amérique du Nord.

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