Une entreprise de technologie de Toronto saisit les possibilités d'exportation du programme canadien des Navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique

Dans ses locaux de fabrication ultramodernes situés dans un parc industriel à l'extérieur de Toronto, les plus de 200 ingénieurs, scientifiques et techniciens qui composent l’équipe de Nanowave Technologies travaillent actuellement sur des solutions innovantes pour quelques-unes des meilleures entreprises et plateformes du secteur de la défense et de l’aérospatial.

Fondée en 1992, Nanowave s’est donné pour mission de fournir des solutions de radiofréquence haute fiabilité à la fine pointe de la recherche à partir d’une vaste plateforme technologique. Aujourd’hui, les multinationales se tournent vers Nanowave pour trouver un concepteur et fabricant de classe mondiale de composants et sous-systèmes de type avancé dans le domaine des ondes ultra-courtes et millimétriques.

L'une de ces sociétés est Terma, le plus grand fabricant du secteur de la défense et de l’aérospatial au Danemark.

Terma fournit actuellement son système radar SCANTER 6002 à Lockheed Martin Canada, sélectionné par Irving Shipbuilding Inc. pour équiper de son système de gestion du combat (CMS 330) la nouvelle flotte de navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique (NPEA) de la Marine royale canadienne en cours de production au chantier naval de Halifax.

Les NPEA avaient besoin du savoir-faire unique de Terma, et Nanowave a été choisie comme partenaire en recherche-développement de Terma, qui a historiquement fait tous les travaux d'innovation en interne.

Le partenariat entre Terma et Nanowave s’inscrit dans le cadre de l’importante politique des retombées industrielles et régionales (RIR) canadienne. Le programme RIR s’assure que 100 % de la valeur d'un contrat important lié à la défense est dépensée au Canada. Le travail effectué par Lockheed Martin Canada avec Terma, basée au Danemark, est partiellement compensé par le travail de Terma avec Nanowave.

Au cours des 25 dernières années, Nanowave a fait ses preuves en matière de fiabilité en fournissant des équipements de radar, de communications par satellite et de radioastronomie qui sont utilisés sur différentes plateformes du secteur de la défense et de l’aérospatial. La société a placé l'innovation au cœur de tout ce qu'elle fait. Plus de 80 % de ses ingénieurs sont titulaires d’un diplôme d'études supérieures et l'entreprise a de plus forgé des partenariats de recherche à long terme avec certaines des plus grandes universités, dont Georgia Tech et l'Université de l'Oklahoma.

Le Président et directeur général de Nanowave, Justin Miller, a dit qu’« en tant que petite entreprise canadienne en concurrence avec des concurrents internationaux beaucoup plus grands, nous avons fait de la différenciation notre stratégie en investissant constamment dans l’excellence sur le plan de la conception et de la fabrication ». 

Les techniques d’ingénierie et de fabrication mises au point pour répondre aux exigences de l'émetteur de Terma aideront Nanowave à repousser encore plus loin les limites de l'innovation. Ce contrat, qui combine un montant d'environ un million de dollars en financement externe pour la R et D et qui est égalé par le financement interne de R et D de Nanowave, va permettre de recruter environ 15 membres de personnel hautement qualifiés – dont plus de la moitié sont des femmes.

Le partenariat de Nanowave avec Terma et Lockheed Martin Canada aura aussi une incidence considérable sur les aspirations mondiales de l’entreprise. « Conclure des partenariats innovants et commencer des projets de codéveloppement avec des entreprises de défense opérant à l’international, comme Terma et Lockheed Martin, est essentiel pour les entreprises de haute technologie locales, comme la nôtre, qui comptent presque exclusivement sur les exportations pour prospérer », a ajouté Miller. « Notre travail en conséquence de la Stratégie nationale de construction navale nous permet de mettre au point des solutions uniques que nous pouvons livrer sur le marché international, et ainsi créer des emplois hautement qualifiés au Canada. »

Les travaux au chantier naval de Halifax visant à construire la future flotte de la Marine royale du Canada, dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, profitent aux Canadiens d’un océan à l’autre. Entre 2013 et 2022, l’activité économique prévue au Canada se chiffre à plus de 3,17 milliards $, au titre de la modernisation des installations du chantier naval de Halifax et de la construction des NPEA.

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