Suivi des plastiques en milieu marin dans le nord du Canada Max Liboiron

Comment collecter des données dans un climat aussi rigoureux que celui du Nord canadien, sur des plastiques aussi minuscules qu’un grain de riz? La réponse réside dans des entrailles de poisson et des filets à papillons.

En 2016, les recherches menées par le Dr Max Liboiron ont été sélectionnées parmi les neuf projets financés par MEOPAR (Marine Environmental Observation Prediction and Response network) et au titre de l’engagement à hauteur de 1,8 million $ d’Irving Shipbuilding envers des projets axés sur le développement et l’application de nouvelles technologies ou les approches scientifiques des côtes et des océans du Canada.

Les recherches du Dr Liboiron portent sur l’évaluation et le suivi des microplastiques en milieu marin dans le Nord canadien. Son équipe a recueilli des données dans un certain nombre de régions de Terre-Neuve, du Labrador et du Nunavut, en cherchant des microplastiques dans les sédiments, l’eau et la faune. Le Dr Liboiron et son équipe ont pu développer de nouvelles méthodologies pour l’échantillonnage des plastiques, notamment la création d’un chalut semblable à un filet à papillons pour passer au crible les microplastiques hors de l’océan et la collecte de viscères de poissons auprès des pêcheurs locaux pour analyser la consommation de microplastiques dans la faune marine. 

Les recherches ont été menées par un groupe diversifié de scientifiques, d’étudiants et de membres de la communauté. Au Nunavut, l’une des étudiants diplômés de l’équipe, Hillary Bradshaw, a mis au point plusieurs nouvelles méthodes lorsqu’elle a commencé à étudier les plastiques à Iqaluit, en raison de la nature unique du projet.


Tandis que son projet touche à sa fin, le Dr Liboiron a bon espoir que le travail de son équipe continuera à fournir des données significatives aux communautés du Nord - et au-delà. Les techniques de suivi du plastique du Dr Liboiron ont déjà été utilisées dans le monde entier, de la côte sud de la Nouvelle-Écosse aux littoraux de l’Afrique.

« La prochaine étape en matière de suivi des plastiques dans le Nord canadien est de me rendre inutile. Cela signifie que je fournis la formation et que je mets en place des protocoles pour que les Inuits et les autres collectivités puissent le faire eux-mêmes. En rendant ces outils vraiment peu coûteux et accessibles, ils peuvent répondre à leurs propres questions et construire ce système de surveillance du plastique vraiment solide basé sur la communauté. » - Dr Max Liboiron

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