L’entreprise montréalaise InField Scientific veille au bon fonctionnement des systèmes électroniques à bord des navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique canadiens construits par @IrvingShipbuild

Les nouveaux navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique (NPEA) de la Marine royale canadienne qui prendront la mer seront dotés de composants conçus par certaines des plus grandes entreprises de technologies et de défense au monde ainsi que par des petites entreprises canadiennes.

Avec la multiplication des systèmes complexes à bord des navires militaires, l’interférence électromagnétique constitue un problème constant. Dans le cadre de la construction des NPEA, c’est une entreprise de technologie montréalaise de six employés, InField Scientific Inc., qui garantit le bon fonctionnement de l’équipement naval faisant appel à l’électromagnétisme. Malgré sa petite envergure, l’entreprise est un véritable chef de file en la matière et influencera considérablement le bon fonctionnement des NPEA.

InField est un sous-traitant de Lockheed Martin Canada, qui s’affaire à produire une version adaptée de son système de gestion de combat 330 à des fins de surveillance sur les NPEA construits par Irving Shipbuilding Inc. InField fournit des services d’analyse, de modélisation, de simulation, de dépannage et d’essai relatifs aux effets des champs électromagnétiques (en anglais, Electromagnetic Environment Effects [E3]) qui sont essentiels pour la sécurité des marins à bord.

Le travail d’InField consiste à réduire l’interférence électromagnétique, un terme utilisé pour faire référence aux signaux électriques qui interfèrent avec le fonctionnement normal de l’équipement électronique.

L’équipement électrique et électronique génère des signaux qui peuvent interférer avec le fonctionnement normal d’un autre équipement se trouvant à proximité et entraîner un rendement réduit, des erreurs ou des défaillances de fonctionnement ainsi qu’une défaillance totale des composants. C’est pourquoi il crucial de bien disposer et de bien inspecter l’équipement à bord d’un navire militaire pour en garantir la bonne exploitation au quotidien et pour aider l’équipage à tirer pleinement parti des divers appareils électroniques qui se trouvent à bord.

Fondée en 1994 par Amy Pinchuk, Ph. D., InField est une entreprise entièrement canadienne faisant l’objet d’une reconnaissance internationale dans son domaine hautement spécialisé. Une grande partie de sa force réside dans sa petite équipe composée de professionnels compétents et dévoués qui collaborent pour offrir des services personnels directs à leurs clients.

InField travaille directement avec des clients du secteur maritime, des entrepreneurs principaux, des intégrateurs de systèmes et des agents de conception pour optimiser les conceptions, prédire les champs électromagnétiques, évaluer et réduire les risques, élaborer les procédures et résoudre les problèmes d’interférence électromagnétique.

« En bref, sans cette importante série de tests et de prises de mesures, les NPEA ou tout autre type de navire militaire ne pourront pas accomplir leurs missions de façon sûre et efficace », affirme Mme Pinchuk.

La relation avec Lockheed Martin Canada témoigne de la qualité du travail d’InField. Le partenariat a vu le jour en 1996 lors du carénage de mi-vie du navire auxiliaire des Forces canadiennes Quest, puis s’est renforcé avec le projet de modernisation de la classe Halifax visant à prolonger la durée de vie des 12 frégates de classe Halifax de la Marine royale canadienne.

« Nous avons beaucoup de chance en matière de collaboration, car nous travaillons avec de nombreuses entreprises canadiennes novatrices, révèle Rosemary Chapdelaine, vice-présidente et directrice générale de Lockheed Martin Canada Rotary and Mission Systems. Au moment où l’on s’apprête à entreprendre des projets dans le domaine maritime, nous tenons à accroître nos partenariats existants et à en établir de nouveaux avec des entreprises canadiennes avant-gardistes. »

En plus d’engranger des contrats d’une valeur de 1,1 million $ jusqu’à ce jour relativement aux NPEA, ce partenariat a ouvert la porte à des possibilités d’exportation lucratives avec des corps de marine de partout dans le monde. La participation d’InField au projet des NPEA constitue un bel exemple de la démarche locale de la Stratégie nationale de construction navale, qui prévoit l’embauche d’entreprises canadiennes de toutes les tailles et provenant de partout au Canada.

Le partenariat entre Infield et Lockheed Martin s’inscrit dans l’important programme de retombées industrielles et régionales (RIR) du Canada. Le programme de RIR veille à ce que 100 % de la valeur des contrats de défense soit dépensée au Canada. Il a notamment permis à InField de prendre de l’envergure, de se faire mieux connaître à l’international et de se positionner comme chef de file mondial.

« Les NPEA nous ont non seulement permis d’améliorer notre expertise technologique en électromagnétisme, mais aussi d’accroître notre capacité à travailler sur des projets extrêmement complexes dans le secteur maritime et de renforcer nos partenariats d’affaires avec des entreprises comme Lockheed Martin Canada et Irving Shipbuilding Inc. », confie Mme Pinchuk.

Les travaux de construction de la future flotte de la Marine royale canadienne qui ont lieu au chantier naval de Halifax dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale profitent à tous les Canadiens. En date de septembre 2017, le chantier naval de Halifax s’est engagé à dépenser plus de 1,9 milliard $ dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, y compris plus de 265 millions $ au Québec.

 

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